Le Mariage aura-t-il lieu ?
 
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 Scène II - le Promis

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MessageSujet: Scène II - le Promis   Mar 12 Déc - 12:43

Tout juste rentré en Armorique, LLewelyn Myrdhin apprend que les messages qu'il avait reçu étaient vrais : il doit se marier avec la fille du seigneur local de l'Empire. Il n'a pas même le temps d'en parler avec ses parents qu'il doit déjà se rendre sur les terres des Reinhart où aura lieu son mariage chrétien. Il vient de sortir de sa demeure, et s'apprête à partir...

[LLewelyn doit poster en premier, sont invités à le rejoindre et l'accompagner sa soeur Lia, son cousin, Annwas, qu'il vient tout juste de rencontrer, son oncle, Arzhel, et Gabriella, servante des Reinhart chargée de les accompagner]
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Llewelyn Myrdhin
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Mer 20 Déc - 11:28

LLewelyn était arrivé chez lui tard la nuit précédente. Il avait chevauché toute la nuit pour arriver à temps, et, exténué, il était allé se coucher presque immédiatement. Il avait espéré jusqu'à son arrivé que ce n'était qu'une plaisanterie pour le faire rentrer, mais il avait vite déchanté. Tout avait été préparé pour son arrivé, et il allait se marier.

Il avait eu le temps d'apercevoir que son oncle Arzhel était présent, ce qui lui réchauffait le coeur car il était peut-être un des seuls à vraiment l'apprécier dans la famille. Il avait vu aussi un autre homme, Annwas, qui se disait être un cousin, mais il n'avait pas eu le temps de faire plus ample connaissance.

Il était maintenant près, et quitta sa chambre pour rejoindre la place où il devait retrouver les autres membres de la famille qui l'accompagnerai. Sans doute sa soeur, son oncle, peut-être ce cousin. Son père était surement trop occupé ailleurs, sa mère déjà partie sur les terres des Reinhart.

Les Reinhart... qu'avait donc en tête ce Lucius ? Est-il assez bête pour se faire avoir par un plan de Hoel ? Ou bien était celui-ci qui se faisait trop vieux ? Peut importait, la décision avait été prise sans lui, par son père, par son Roi, aussi devait-il la respecter.

Il n'avait même jamais vu celle qu'il allait épouser. Etait-elle une de ces femmes de l'Empire sans la moindre éducation, entrainée tout juste à être une bonne épouse ? Ou une de ces machiavéliques manipulatrices qui ne savent trouver leur jouissance que dans l'intrigue et la trahison ? Peu importait de toute façon, il n'avait pas le choix en la matière.

S'il fallait qu'il épouse une femme de l'Empire, son père aurait au moins le laisser la choisir. Il aurait surement trouvé plus adapté que la fille de la famille ennemi de la sienne...

Tandis qu'il réfléchissait à tord et à travers sur ce mariage qui le troublait tant, il s'assit sur un menhir allongé sur la place, pour attendre ceux qui l'accompagneraient.
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Lia Myrdhin
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Mer 20 Déc - 13:37

Avant même l’aube Lia avait était dehors. Dans son esprit trop de choses se bousculaient. Ce n’était pourtant pas elle qu’on allait marier ce jour mais bien son aîné, Llewelyn. Elle avait besoin d’apaisement et de se ressourcer là même ou elle se sentait le plus en phase avec son passé et son futur : au coeur de mère nature.
Aussi la cadette Myrdhin avait elle opter pour le spectacle de l’aube vue de l’étang au bout du jardin bois. Il faisait frais et humide mais les vieux vêtements masculins qu’elle avait porté lui avaient tenu assez chaud.
Tout avait commencer par une vague et brumeuse lueur bleuté qui peu à peu avait acquis de l’intensité. Puis était venu les éclat roses et or chatouillants quelques menus nuages. Enfin l’astre solaire avait fait revivre de son chaud corps enflammé l’âme de la nature.
Et c’est donc quand les domestiques s’affairaient en cuisine que Lia rentra enfin l’âme à défaut d’en paix au moins plus apaisée.

Elle fit chauffer elle-même son eau et prépara son bain seule. Une femme de chambre l’aida pour fermer le corset mais habituée à l’autonomie de la jeune Myrdhin elle laissa rapidement seule la jeune femme.
Lia pu contemplé le vêtement choisi pour l’occasion. Une longue robe de coupe simple et sobre. Le tout taillé dans une étoffe de grande qualité d’un vert pale rehaussé de très légères broderies d’argent. La jeune Myrdhin n’était pas attirée par les choses de la mode mais c’était là un vêtement qu’elle-même reconnaissait splendide mais aussi respectueux de son choix de sobriété. Qui donc avait choisi de faire cette robe ?
Lia soupçonna sa mère Gwenhwyfar sans pour autant pouvoir jurer de cela.
Elle s’habilla. Se para de boucles d’oreilles, collier et bracelet d’argent dont les tressages rappelaient le lierre des bois. Une robe simple mais fine et délicate, des bijoux du même acabit !
Même ses cheveux furent primaires car détachés et à peine orné d’un peigne d’argent qui venait sagement domestiqué une longue mèche de ses boucles rousses.

Lia descendit en avance. Elle n’aimait pas le retard et son exigence était d’autant plus rude envers elle-même.
Pourtant alors qu’elle croyait qu’elle serait seule elle fut surprise de voir son frère déjà dehors installé auprès du menhir couché sur la place.
Elle le vit de la demeure familiale, reconnaissant cette silhouette rassurante et calme pourtant encore au loin. Elle marcha doucement serrant sur elle son manteau gris clair.
Etrange comme le temps lui semblait plus froid maintenant que quelques heures auparavant lors de sa promenade de l’aube. Etais ce son coeur qui jouait sur ses sens ?
Lia remarqua les traits soucieux où peut être pensifs de Llewelyn. Et bien qu’elle le vouvoyait par le plus profond des respects, Lia n’avait aucune distance dans la voix et au contraire se montrait sœur attentive.

« Bonjour Llewelyn. Heureuse de vous revoir enfin de retour à la maison. »

Son visage portait un sourire doux, de ceux qu’elle n’offrait qu’à bien peu. Et ses yeux verts avaient une pointe de tristesse pour ce frère qu’elle avait l’impression de bientôt perdre alors qu’elle avait tans de regrets de ne pas l’avoir mieux connu !

« Vous êtes mon frère, bien matinal. J’espère que vous n’êtes pas inquiet ou indisposé des arrangements de père ? »

Elle s’approcha et sortie de sous son manteau deux petites pommes. Elle en tendit une vers Llewelyn de son poignet finet fit teinté légèrement son bracelet.
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Annwas Edeinawc
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Mer 20 Déc - 16:28

Sans aucune volonté de manquer de respect à son oncle en déclinant son hospitalité pour la nuit, Annwas avait passé la froide nuit dans la forêt du domaine Myrdhin. Il s'éveilla à l'aube, enroulé dans son manteau en fourrure d'ours, animal royal, l'aube fraîche répandait une fine nappe de brume autour de son campement de fortune, quelques oiseaux pépiaient en différents et rares endroits du bois, une magnifique journée en perspective pensa Annwas. Après avoir pris un bain revigorant dans une rivère non loin, le guerrier breton se vêtit, ceignit son épée Karnwenhan à son flanc, puis s'assis sur une pierre verte de mousse et plate afin de manger un morceau avant de regagner la demeure de son oncle pour partir vers le château de la famille Reinhart. Il ne se nourrit que d'un simple morceau de pain avec une bouillie de racines qu'il avait récolté pendant ses ablutions, puis il rangea tout son matériel, sella sa jument Llamrei et sauta sur son dos pour partir au triple galop. Le vent sifflait à ses oreilles, ses cheveux flottait, il se sentait libre, comme devait l'être tout bon celte, aucun ne souffrirait la moindre servitude forcée, chose souvent imposée par les chrétiens et leur étrange dieu. Le paysage était magnifique, des landes vertes et riches à perte de vue, des dolmens et autres pierres dressées surgissaient de la terre comme des éléments tout à fait naturels, non loin on pouvait entendre le bruit des vagues qui se fracassaient sur les hautes falaises blanches, cependant le froid était saisissant ce matin, et Annwas reserra d'avantage son manteau autour de ses épaules.

Finissant de gravir une colline, le jeune guerrier put se réjouir l'oeil en voyant la famille Myrdhin se rassembler pour le départ, il fit alors cabrer son cheval qui se dressa sur les antérieurs et poussa un fort hennissement qui résonna dans toute la vallée. Puis avec un cri sec, Annwas poussa sa monture au galop pour dévaler la colline, affichant un net sourire, tout heureux qu'il était d'enfin pouvoir partager des moments avec sa famille si longtemps éloignée de lui. En s'approchant il distingua de fines silhouettes prêt d'un menhir couché, puis ses pâles et anonymes formes devinrent plus clairs. Lia et Llewelyn, sa cousine et son cousin, discutaient aussi agréablement qu'un frère et une soeur peuvent le faire. Llamrei fut mise au pas et Annwas leva une main en signe de paix.


-Salut à vous Lia et Llewelyn, fille et fils de mon oncle Hoel. Belle matiné n'est-ce pas ?
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Arzhel Myrdhin
Oncle


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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Jeu 21 Déc - 11:00

C’était une fraîche matinée. L’astre solaire éloignait la torpeur régnante sur la Gaule depuis quelques temps déjà et ses bienfaits n’avaient fait qu’apaiser que trop peu la morsure déchirante du froid. S’infiltrant dans chaque lieu de Rockwood il avait saisi les personnes et particulièrement Arzhel ce matin-là. Enfoui sous de lourdes peaux de bêtes il s’était éveillé, matinal. Pour cette journée importante il faudrait savoir faire des sacrifices et se réveiller. Un soupir retentit et après un effort qui paru durer plusieurs minutes l’homme se leva. Il entreprit d’ordonner à ce qu’on coule un bain, demande qu’il espérait qu’on ne lui refuse pas. Il commença à défaire son paquetage se remémorant la journée précédente.

Arzhel voyageait depuis Lutèce ou sur place il avait pu acheter des vêtements décents pour le mariage qui se profilait à l’horizon du futur. Pour constituer un habit qui lui siérait, le Myrdhin s’était procuré d’élégantes braies aux tons chatoyants et non pas sombres, ce qui aurait été se considérer comme une personne du peuple. Une simple chemise de laine couvrirait son torse, et un manteau pourpre retenu par plusieurs fibules d’or surmonterait ses épaules. Enfin plusieurs bracelets et une torque accompagneraient les fibules par leur texture. Il savait qu’aux côtés des autres seigneurs et nobles son allure paraîtrait indigne du rang qui fut le sien, mais c’était ainsi. Quelles que soient les remontrances qu’Arzhel subirait, en venant le celte s’était fait la promesse de ne pas discuter ou raviver les anciennes rancœurs. Seul le mariage était important. Le mariage.

Après un bain des plus réconfortants et l’ingurgitation d’un peu de nourriture Arzhel enfila ses atours les uns après les autres, pensif. A son arrivée il n’avait ni vu son frère ni la femme de son frère, on s’était montré méfiant voire insultant. Il n’avait vu ou alors n’avait pas reconnu ses chers neveux. Sept longues années s’étaient écoulées depuis son dernier passage au domaine Myrdhin. L’oncle Myrdhin imaginait un fier jeune homme, prêt à en découdre et peut être mortifié à l’annonce d’un mariage et une jeune fille à l’allure gracile et décidément envoûtante pour tous les jeunes prétendants à sa main. Proche ou pas de la réalité il ne savait mais alimentait son imagination d’images idéalisées. Une fois les vêtements enfilés il stoppa tout mouvement face à ses affaires. Une croix de la religion du dieu unique se trouvait au dessus de son paquetage. Le souvenir de l’avoir enlevée ne l’interpellait pas et l’homme remit rapidement en place autour de son cou le pendentif. La croix retombait sous sa chemise et n’était pas visible dans l’immédiat. Sa réputation le précédant il fallait s’attendre à tout. Arzhel sortit de la pièce qu’on lui avait assigné, attristé de n’avoir encore vu son frère. Beaucoup de préoccupations devaient le retenir, sans doute.

Arzhel prit le chemin qu’on lui indiqua du doigt pour se diriger vers l’endroit où se tiendrait le rendez-vous pour partir vers les noces. Il inspira une grande bouffée d’air frais à sa sortie du bâtiment. L’odeur de l’herbe humidifiée par la rosée, celle des arbres colportée par les vents et toutes les autres senteurs propres à la forêt de Rockwood lui manquaient. En un sens une revitalisation l’affectait. Un regard circulaire lui apprit que le temps se pressait. Ne pas traîner. Ses pas le menèrent vers le dolmen et les convives déjà présent. Ses yeux lui firent prendre connaissance qu’il s’agissait là des enfants de son frère. Il n’était pas sûr d’avoir pu les reconnaître malgré les signes caractéristiques des deux adultes. Lia, avec sa belle chevelure de feu et le futur marié, Llewelyn dont les traits étaient ceux qui avaient le moins changé entre le frère et la sœur. A leurs côtés se tenaient un homme grand, une arme à la ceinture. Un guerrier, un cousin ou quelqu’un d’autre. Quelqu’un qu’Arzhel n’avait pas eu la possibilité de connaître. Les lèvres de l’oncle s’élargirent bien vite et un sourire radieux prit forme sur son visage à l’approche des jeunes gens. Ils semblaient converser. Alors Arzhel réduisit sa cadence de marche et s’arrêta à plusieurs mètres des trois personnes, se gardant d’intervenir. Le moment de les retrouver était proche, attention à ne pas précipiter le destin.
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Gabriella Sara Kalie
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Sam 23 Déc - 9:46

L'agitation commençait alors sur la place, non loin de la demeure des Myrdhin. La matinée, comme tant l'ont répété, était en effet bien fraiche, et présageait pourtant un soleil plus que présent pour l'après midi. Pour l'heure, l'astre se faisait patient, se réservant peut être pour la cérémonie future.

Alors qu'on l'avait levée fort tôt, l'extirpant des bras de Morphée par de délicieux et harmonieux hurlements et jurons, la Servante des Reinhart s'était vue attribuée une tenue bien plus élégante que celles qu'elle avait l'habitude de porter.

Une tunique anthracite, qui changeait radicalement de ces vêtements de chaudes couleurs, seuls restes de sa famille et de ses origines lointaines. Mais cette évolution n'était pas pour lui déplaire. En effet, sa seule pensée se tournait vers ce Guerrier dont elle avait croisé la route, et elle espérait, peut être, qu'il apprécierait de la voir si joliment vêtue.

Comble de son bonheur, une femme de chambre, d'habitude attitrée à la jeune Blanche Reinhart, l'avait même parfumée. Gabriella se sentait une Reine parmi les fourmis. Les autres domestiques la regardaient avec un mélange typiquement féminin de jalousie et de haine, où une pointe d'admiration pouvait parfois être lue, mais rare cependant.

Dans les couloirs, l'effervescence du Château se faisait sentir, et la Gitane ne fut pas déçue de quitter ce brouhaha et ces affolements de dernière minute.
Lucius Reinhart l'avait, en personne, entretenu la veille au soir, en lui indiquant toutes les missions qu'elle aurait à accomplir le lendemain. Cette charge aurait été un honneur pour n'importe quelle autre servante, se voyant ainsi pleine des grâces de son Maître...

Mais pour Gabriella, la seule perspective heureuse de ce voyage était le rapprochement de son être et de ce mystérieux Soldat.

Alors, en sortant de la demeure du Châtelain, on lui tendit les rènes d'un destrier... Comme la volonté du Seigneur était de paraître le plus noble possible, on avait bien voulu lui troquer une mule contre un cheval des écuries, d'un brun foncé plutôt petit et trapu, mais il ferait bien l'affaire pour aller jusqu'au fin fond du domaire des Myrdhin.

Un domestique lui souhaita bonne chance, ce qui l'étonna. Que pensaient-ils qu'il y aurait, dans la forêt de Rockwood ? Des loups certes, mais ils étaient rarement sur les chemins qu'empruntaient les voyageurs, et puis la faune n'aimait pas vraiment se trouver en contact avec ces créatures étranges qu'étaient les Hommes.

Alors pourquoi tant de crainte, dans le regard de ce domestique ? Les Myrdhin étaient-ils si terribles, aussi sauvages qu'on le disait parfois dans les couloirs, parmis les servantes ? Certaines raccontent qu'ils violent les femmes et égorgent les poulets... Cette image faisait toujours beaucoup rire Gabriella, qui se remémorait les scènes passées, dans son enfance, à plumer les oies qui servaient de chiens de garde à la famille.

La jeune femme avait très rapidement été congédiée, de peur qu'elle ne s'agarre, et l'on ne souhaitait pas qu'elle soit en retard pour arriver à bon port. Sa mission : aller chercher le Promis et l'amener à sa future épouse dans les meilleurs délais.

Bien calée sur la croupe du petit cheval brun, Gabriella rêvassait déjà à sa rencontre avec ce bel appolon celte. Elle ne cessait de l'imaginer ravi de la revoir, la reconnaissant parmi toute et l'épousant. Par la même, elle volait la vedette à cette petite gringalette de Röschen et son Prince Charmant inconnu...

La route n'était pas longue, mais le passage de la forêt n'était pas une partie de plaisir. Les Celtes étaient rois des bois, pas elle, ni sa monture qui peinait à traversait les cours d'eau et les petits sentiers pleins de ronces, trop habituée à la belle herbe des pâturages Reinhart.
Mais en arrivant vers la demeure Myrdhin, l'animal se sentir plus nerveux. L'odeur peut être, l'air frais de la liberté... Pendant une seconde, Gabriella se dit que cette vie devait être royale.

Encore loin de la petite place où tronait le menhir, elle put alors observer les personnes présentes. D'ici, elle ne pouvait pas vraiment isoler les personnes, et décida de rester à sa place, le temps de pouvoir exactement savoir qui était celui qu'elle cherhait.

Officiellement... c'était bien sûr Llewelyn.
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Llewelyn Myrdhin
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Ven 29 Déc - 8:09

LLewelyn, bien qu'assis sur un menhir couché, la tête ailleurs, dégagait ce petit quelque chose qu'avait les personnes importantes. Il n'avait pas l'air juste seul sur une pierre, mais semblait plutôt avoir le poids du monde sur les épaules, et ne pas se démonter pour autant. Il semblait être de ceux qui le prenait en main, qui le remodèlent à leur guise.

C'est tout du moins ce que pourrait dire les historiens si les événements qui allaient suivre ne détruisait pas tout les espoirs placés dans l'héritier de la culture gauloise. Mais pour le moment, au yeux de la jeune Lia, il n'était que son grand frère qu'elle avait peur de perdre, et en la voyant, celui-ci eut également peur de la perdre avant d'avoir vraiment pris la peine de la chercher.

LLewelyn, maintenant un grand sourire aux lèvres et la joie au coeur, ne put s'empecher de prendre sa soeur dans ses bras et de la serrer fort, une étreinte pleine d'un amour fraternel certain. Puis, la relachant, il dit :

" Peu m'importe les intigues et les manoeuvre politiques de notre père, tout ce qui compte dans mon esprit en cet instant, c'est que je peux revoir ma jeune soeur. Je suis plus qu'heureux de te revoir, Lia. "

LLewelyn portait un vêtement aux traits militaires et aux tons carmins et ocres. Ses mains étaient couvertes de gants en cuir de grande qualité, et sur son coté droit pendait une lame d'aparat n'ayant certainement jamais vu la moindre bataille, mais ayant sûrement coutée un somme certaine à la famille.

Lorsqu'il apercût Annwas, il se placa face à lui, souriant, et lui pris la main dans les siennes.

" Très belle journée Annwas, sans doute. Espérons que rien ne la gâte. "

Il lui lacha la main.

" Je suis heureux de te savoir ici, mon cousin, même si les évenement ont fait que nous ne nous sommes ps rencontrés plus tôt. "

Il sembla tout d'un voir quelque chose derrière Annwas qui attira son attention instantanement. Il secoua son bras gauche en l'air et lanca, d'une voie forte :

" Arzhel, mon oncle ! Est-ce bien vous ? "

Il semblait heureux... et pourtant, il y avait quand ce petit quelque chose, dans sa voix, dans ses yeux...
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Lia Myrdhin
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Ven 29 Déc - 16:12

Le geste de son frère fut une surprise pour Lia. Non que ce fut désagréable mais un geste auquel la jeune femme n’était pas habituée.
Les hommes ne la touchaient pas, ils ne la regardaient même pas dans les yeux généralement.
Intouchable car née du seigneur Myrdhin pour les uns.
Intouchable car trop étrange pour être humaine pour les autres.

Lia sursauta. La pomme plus qu’a demi mangée roula au loin, mais quelle importance ?
Pourtant elle ne se crispa pas et accompagna l’accolade de son frère par quelques menus signes.
Elle posa délicatement ses longues mains sur le dos de son frère. Sans pression, comme on toucherait un objet précieux.
Elle pencha légèrement le visage ce qui fit entrer en contacte l’épaule de son aîné avec la joue délicate de la jeune fille. Lia inspira profondément dans un soupire qui lui offrit l’effluve du cou de Llewelyn. Elle grava cette douce odeur dans un coin de son esprit. Oh comme elle regrettait qu’il ne fut revenu de voyage que pour partir de nouveau vers une vie d’adulte contraignante et imposée avec ces chrétiens !

Lorsque le frère et la sœur se séparèrent Llewelyn pu voir le sourire doux de Lia.
La jeune celte sentait tans de tristesse contenu.
Ses yeux vert émeraude scrutèrent les traits du grand frère et son sourire ce fit plus grand en mots silencieux…Je serait toujours là pour toi ! Une promesse, un serment informulé mais réel.

« Moi aussi je suis heureuse de vous retrouver cher frère. »

Elle vouvoyait son, frère car Lia n’avait jamais que vouvoyer toute personne depuis toujours. Mais dans sa voix tans de chaleur se dégageait qu’on sentait l’importance sentimentale de la personne a qui s’adressait ses propos.

« Tellement heureuse… »

Ces derniers mots furent un murmure. Car une troisième personne venait d’arriver…
Lia retrouva son masque apaisé, son visage distant et calme, son ton légèrement détaché.
Ce n’était pas qu’elle eut la moindre grief contre son cousin Annwas mais que pouvait penser la jeune femme d’un cousin sorti de nulle part et dont elle ignorait encore tans de choses ?
C’est d’un ton bas et distingué qu’elle répondit avec un léger et gracieux mouvement de tête.

« Cousin Annwas. Bienvenu parmis nous pour cette route. »

Annwas avait tout du parfait guerrier. Lia trouvait rassurant de le voir à leurs côtés.
Lia ne savait si elle pouvait avoir confiance en lui mais après tout il n’avait jusque ici rien fait pour que la jeune Myrdhin se défie de lui.
Et puis Lia n’était pas du genre a tenir rigueur à un homme pour les maux engendrés par son géniteur.

Mais bientôt l’agitation de Llewelyn attira l’attention de Lia sur le nouveau venu : Arzhel !
L’oncle renégat converti au christianisme. Un homme qui avait répudier les valeurs celtes qui pourtant auraient du couler en son sang.
Elle n’avait que de faibles et lointains souvenirs de l’homme qu’elle n’avait plus vu depuis l’enfance. Mais les druides le village, son père. Nombreux étaient ceux qui connaissaient Arzhel et parlaient de lui ne termes peu élogieux.
Le visage de Lia ne cilla pas. Mais quand l’homme fut à portée de voix Lia le salua d’une façon particulière.

« Mon oncle… Vous êtes donc de retour parmis nous pour ce mariage ? »

Une phrase bien anodine si le ton n’avait pas été plus froid qu’un glacier des Higlands !
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Arzhel Myrdhin
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Ven 19 Jan - 13:23

Les mots ne vinrent pas. Arzhel se contenta d’observer ceux de son sang, son neveu et sa nièce. Tels le frère et la sœur aux origines modestes une étreinte assemblait les deux Myrdhin. Tout au long de ses errances le celte n’avait eu l’occasion de voir deux nobles, jeunes ou vieux, se permettre des sympathies de cet ordre. Les années passaient et les coutumes avec. Ou bien tout simplement l’hypocrisie n’était que trop bien installée sur son trône pour qu’on puisse se permettre un geste d’affection. Une des réelles reines d’Europe, avec ses horribles sœurs que sont la guerre et la maladie. Chaque seigneur asservissait ses sujets, et eux mêmes étaient asservis à des valeurs. Valeurs morales ou non, là ne se situait pas le problème engendré par un simple geste. Tant de mots et de débats enflammés pour une gestuelle orchestrée par l’homme.

Arzhel sentit son cœur se réchauffer à la vue des deux jeunes gens. L’un collé à l’autre, le vieil oncle se sentait presque capable de pouvoir toucher ce lien si fort qui unissait le frère et la sœur. Le fruit d’Eve chuta au sol en un son inaudible et roula vers un amas de pierres. Une préfiguration de la débauche dans laquelle allait amener la mariée son neveu Llewelyn ? L’étreinte s’acheva et le renégat distingua les lèvres des deux jeunes celtes se mouvoir. Il ne pouvait entendre leurs paroles, sans doutes étaient-elles réconfortantes et bienveillantes. Il ne pouvait se résoudre à croire qu’après un tel mouvement de l’un vers l’autre ils puissent en venir aux mots houleux.

Llewelyn vint saluer le guerrier. Son allégeance et ses origines, Arzhel ne les connaissait pas. Un garde du corps, un cousin, un demi-frère. Toute une multitude de possibilités. Toujours était-il que cet homme était grand et fort, ce qui permettrait une protection rapprochée en cas de problèmes. Mais pourquoi y aurait-il eu des problèmes lors d’un mariage ? La guerre affectait les sens c’était certain. Cesser de penser en guerrier, mais maintenant en homme et en noble. Retrouver les bonnes manières que ses parents s’étaient toujours efforcé de lui inculquer.

La voix du frère l’interpella. L’oncle sentit son cœur se serrer à l’écoute de doux mots. Voilà longtemps qu’ils ne s’étaient vus, et il se souvenait de lui. Voilà bien une preuve d’affection que ne lui fournirait jamais son fils pensa t-il amèrement. Arzhel sentait parfois plus éprouver un amour filial envers son neveu que son fils. Pourtant, il n’avait connu aucun des deux. L’homme s’avança pour ne pas avoir à parler fort lorsque la voix de la sœur résonna à ses oreilles. Une arme l’aurait meurtri qu’elle n’aurait pas eu plus d’effet. Lia s’était adressé à lui avec un ton des plus… étrange. Il ne put définir le sentiment à travers ces mots prononcés. Etait-elle donc devenue quelqu’un d’hautain ? Le Myrdhin se sentit un accès de colère remonter le long de ses veines tel l’afflux de sang qui empruntait le même parcours dans l’autre sens. S’il avait-su les raisons d’une telle froideur dans les mots, il aurait tordu le coup de cette fameuse raison. Car les maux ne pouvaient venir que de personnes à la perfidie exacerbée. Arzhel se résolut à ne pas répondre avec une voix remplie de rancœur envers cette frêle jeune fille qui était sa nièce. Choqué, oui, mais il ne fallait pas déjà bouleverser le mariage.
Et puis certainement qu’il avait mal entendu. Elle ne pouvait parler comme cela, et Arhzel mit ses divagations sur le compte de son imagination et son impulsivité. Toutefois il se permit de mémoriser l’événement quelque part au fond de son esprit…
Il s’approcha du petit groupe le sourire aux lèvres, son bonheur revenant au galop tandis qu’il chassait les mauvaises pensées.

« Llewelyn ! Lia ! Quelle joie de vous revoir en ce jour ! »
Arzhel s’approcha de son neveu et l’étreignit avec vigueur.
« Comme tu as grandi mon neveu… Te voilà un homme ! »
Il quitta l’accolade chaleureuse et se dirigea prestement vers sa nièce. Puis il opéra une révérence des plus polies.
« Damoiselle Myrdhin… Vous voilà tout deux des grands et beaux jeunes gens ! »
Sa voix trahissait ses émotions. Il fit mine d’éviter le guerrier ; espérant des présentations rapides bien que son passé l’aurait poussé à le saluer. Néanmoins il ne s’agissait plus d’avancer sur le champ de bataille mais de jouer dans une assemblée de nobles. Noblesse… Arzhel redoutait de rencontrer son frère et la femme de celui-ci. Quelles seraient leurs réactions ?


Dernière édition par le Lun 29 Jan - 12:05, édité 1 fois
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Gabriella Sara Kalie
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Dim 21 Jan - 6:52

Gabriella était restée à l'écard, préférant de loin observer les protagonistes avant de se faire une idée précise sur ce qu'il l'attendait. Elle n'était pas réellement anxieuse face à ce trajet, car son sentiment sur les Celtes était plutôt de l'indifférence. Chértien ou Celtes, peu lui importait vraiment, du moment qu'on ne l'obligeait pas à croire en ces choses qui retiennent l'Homme dans une prison invisible.

La vrai liberté, selon elle, était d'être son seul Dieu et de croire en soit, et c'était déjà une chose peu aisée. La vie faisait sans cesse des pieds de nez aux bonnes volontés, et c'était avec peine que l'être humain pouvait continuer sa route sans faire de détour.

Le voyage qui les mèneraient bientôt au Palais du Châtelain serait pourtant en ligne droite. Elle espérait que le chemin ne soit pas long, pas plus que l'allée car un retard de la part du futur marié lui retomberait certainement dessus ; Gabriella n'était pas une femme qui aime les réprimandes, et son seul souhait été de pouvoir rester au service des Reinhart assez longtemps pour espérer revoir ce beau guerrier.

Depuis les mois qui avaient séparé la Bohémienne et cet inconnu, l'image de son visage était devenue plus floue. La Domestique ne s'en souvenait que peu et enrageait de peur de ne point le reconnaître. Mais elle était persuadée que face à sa beauté resplendissante, elle se souviendrait immédiatement de son charme lorsqu'elle le verrait.

Les Celtes semblaient tourner à l'heure des retrouvailles. Des embrassades et des étreintes ; adorable.
Gabriella estompa de sa bouche une moue, presque jalouse. Que n'aurait-elle pas donné pour à son tour retrouver les Siens. Parents ou famille, même ceux qui constituaient son "clan" étaient disparus depuis si longtemps qu'elle prenait peine lorsque son coeur y repensait. Elle préféra ne plus y songer, de peur de se perdre dans les méandres d'une quelconque allucination due à son rêve.

Sans vraiment avouer qu'elle avait hâte de retourner chez les Reinhart, Gabriella se demanda si l'heure était venue de briser ces chaleureux instants pour les ramener tous à la réalité. Son champ de vision, restreind à l'endroit où elle se trouvait, ne lui permettait pas de voir toutes les personnes présentes et elle supposait que d'autres viendraient embrassé le Promis.

Car cet homme aux cheveux plus clairs, qui avait étreind si fort la jeune fille rousse devait très certainement être le futur époux de l'Héritière. Lucius, le Châtelain, lui avait décrit un peu le physique de l'homme, pour qu'elle puisse le reconnaître le moment venu. Ainsi, elle était presque certaine qu'il s'agissait du Mari.
Un instant, son jeune âge et les caprices de l'adolescence, ingrats, lui soufflèrent que la petite Reinhart avait de la chance de tomber sur un promis aussi charmant. Il y avait de bien pire surprise lorsqu'on organise un mariage non désiré par l'épouse.

Gabriella fit quelques pas, sortant de sa cachette en talonnant légèrement le petite cheval brun foncé pour qu'il accepte de sortir de sa torpeur, et avança en laissant raisonner les fers de la monture sur les étranges pavés. Ni similaires ni bien taillés, ils étaient pourtant praticables.

A quelques quinze mètres du petit groupe, Gabriella fit stopper son destrier. Ne souhaitant pas les déranger encore, ou simplement se tenir là au cas-où, elle s'accouda à l'encolure du cheval qui émit un hennissement, comme mécontent qu'on le prenne pour accoudoir, et la jeune fille afficha une mine absente et nonchalente, en attendant qu'ils veillent bien avoir fini de s'embrasser...
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Llewelyn Myrdhin
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Lun 22 Jan - 12:12

LLewelyn repondit chaleureusement à l'étreinte qui lui fut offerte. Il connaissait son oncle, mieux que quiconque sur les terres des Myrdhin. Il *savait* qui il était. On lui avait conté son histoire, et le prince de toutes les gaules avait bien compris qui était Arzhel Myrdhin.
Il était capable de comprendre les gens, d'un certaine façon. Et dans ce cas précis, ce n'était que plus simple encore. Ils s'étaient tout deux trouvés dans une situation similaire, et le guerrier avait choisi une voie que le jeune avait, évidemment, envisagée.
La vie est faite de choix, l'important n'est pas forcement ceux que nous faisons, mais bien d'en assumer les conséquences, la tête haute. Arzhel était un homme fier, et avait fait un choix, LLewelyn un autre.

Sa soeur ne semblait par comprendre, quant à elle, mais elle était encore jeune, et ne l'avais que trop peu connu. Un instant, l'envie de tout abandonner, de fuir à jamais lui vint à l'esprit. Il pourrait vivre en paix, fonder une famille, cultiver la terre... loin de toutes les manigances, de tout les faux semblants qui l'attendait.
Cette hésitation fut visible, mais serait plutôt pris pour de la tristesse à l'écoute des paroles de Lia. Un instant, il baissa la tête, l'air mélancolique, un sourire triste sur les lèvres. Mais il reprit vite le contrôle. Trop de gens comptait sur lui. Pas seulement sa famille, qui espérait qu'il ferait les bons choix. Pas seulement sa belle famille, qui espérait qui deviendrait un bon chrétien et serait un pas décisif dans le sens de l'évangélisation des païens. Mais tout le peuple de Gaule, qui voyait en lui sa seule chance de vivre libre, de vivre, d'aimer, de croire.

Il était un sacrifié sur l'autel de la justice, et il comptais bien la servir et ne pas devenir un pion.

Il afficha un instant une mine sévère, bien que ce fut très bref. Puis l'on pus revoir sa mine souriante et aimante. Il regarda un instant, Annwas, qui restait impassible, puis revint à sa soeur, pour briser la glace qui semblait s'être formée entre elle et son oncle, malgré les efforts de celui-ci.

" As-tu vu nos parents, Lia ? Je crois que notre mère est partie en avant, mais je n'ai pas pu voir notre père depuis mon retour... "

Puis il reprit, plein d'entrain :

" Allons, ne tardons pas ! Je crois apercevoir notre escorte qui nous attends là-bas. "

Dit-il, désignant de la main la jeune servante des Reinhart qui les attendait un peu plus loin.
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Lia Myrdhin
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Lun 29 Jan - 9:56

Lia avait toujours été ainsi… D’une froide expression pour tous ceux qu’elle ne connaissait pas, mais pourtant capable de grande gentillesse malgré ce premier abord.
Mais là, face à Arzhel son oncle elle était froide par choix. Polie afin de ne pas déshonnorer son nommais d’une distance qu’on ressentait jusque dans les traits fin mais fermé de son visage. Quel contraste avec son doux sourire qu’elle avait offert à Llewelyn…
La jeune femme sentait son esprit plein de milles question. Oncle Arzhel comment avez-vous pu faire preuve de tans de faiblesse que vous ayez trahis notre sang ? Pourquoi vous êtes converti en tournant le dos à l’héritage Gaélique ?
Mais même si les questions avaient été posée et des réponses donnée jamais la rancune de Lia n’aurait pu s’amoindrir.

Le froid de Lia avait bien était perçu par son oncle car celui là afficha un instant un air étrange. Etais il choqué ? Oui probablement au vue de son visage. Une légère note d’incrédulité vacilla en son regard et Lia observa sans ciller les réactions de son oncle qui retournait vers une grande joie.
Feignait il ?
Lia analysa à sa façon implacable le cas de son oncle. Oui il devait être joyeux… S’imaginant probablement qu’avec ce mariage Llewelyn finirait par le rejoindre dans les bancs des chrétiens.
La jeune femme ne pu s’empêcher de penser avec rancœur qu’elle ignorait toujours ce que son propre père espérait de ce mariage.

Arzhel offrit une généreuse accolade à Llewelyn et se montra de grande galanterie avec elle-même. Une révérence… Un signe de respect et de reconnaissance envers l’adulte qui se dessinait chez l’enfant qu’elle n’était plus vraiment.
Il fallait reconnaître cela à Arzhel : il avait un savoir vivre !
Mais Lia était toujours soucieuse, contrarié. Elle resta froide, distante, même si elle se détendit un peu devant ce signe d’apaisement.

Llewelyn, esprit fin tenta de détourner Lia par une question bien anodine mais habile. La jeune femme n’était pas stupide au point d’ignorer pourquoi son frère agissait ainsi mais elle se prêta au jeu. Comme si cette question aurait pu avoir une réelle importance.

« En effet mère est bien partie devant nous. Elle est probablement déjà en train d’observer l’effervescence chez les Reinhart. Quand a père… Pour être franche je l’ignore. Cela fait plusieurs jours que je ne le croise qu’au hasard d’un couloir. Et depuis hier soir je ne l’ai guère vue. »

Lia se tourna pour voir l’escorte. Une femme, jeune, belle, avec quelque chose d’exotique en elle. Des cheveux noir un teint doré, elle était monté sur un cheval et se tenait à distance comme par respect pour l’intimité des Myrdhin.
Lia lui trouva quelque chose de peu commun. Il y avait chez elle de la force, une grande énergie. La jeune Myrdhin avait l’impression qu’elle tenait plus des celtes que des chrétiens. Et pourtant c’était là, chose peu probable, car l’escorte était au service des Reinhart.

Lia inclina son visage pour saluer la jeune servante.
Dans les bonnes famille l’arrogance du sang voulait que jamais maître ne salua servant. Pourtant Lia n’avait jamais adhérée à ce type de comportement et elle le prouvait en cet instant.
Lia était intriguée par cette servante qui lui semblait être autre chose qu’une porteuse de plateau.
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Arzhel Myrdhin
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Lun 29 Jan - 12:05

Arzhel projeta rapidement son regard vers le guerrier. Il n’avait dit un seul mot et son attitude relevait d’un importante maîtrise de soi. Bien qu’un œil averti put déceler dans les vêtements portés une ascendance meilleure que celle des hommes de basse extraction, l’oncle Myrdhin n’eut pas cette attention là. Pour lui apparaissait seulement un guerrier voué à la protection de l’héritier des Myrdhin, Llewelyn. Dans le cas où il appartenu à la famille, alors cet homme n’était tout simplement pas bavard. Plutôt distant ou timide ? Le vieil homme songea que le temps lui apporterait une réponse en temps et en heure. Inutile de tergiverser pendant des heures à la recherche d’une réponse qui ne saurait être fournie sur le moment, un moment plus propice à d’autres réflexions. L’union entre Myrdhin et Reinhart se déroulerait dans la journée. Une union que l’on avait jamais vue auparavant. Unique en son genre, et c’est ce qui formait le facteur de présence de bien des personnes.

Arzhel observa le visage de son neveu. Il ne put s’empêcher de penser à lui-même, à sa situation. Il rejoignait le fils de son frère par deux points notamment. Le premier, l’union sacrée qui se profilait à l’horizon dans l’esprit de tous. Un paysage magnifique, où la chaîne de montagnes lointaine n’était autre que le regroupement de deux cultures, deux religions, deux modes de vie tout à fait différents. Lui, Arzhel, avait opté pour fuir le mariage. L’événement lui revint en mémoire comme s’il s’était déroulé la nuit même, alors qu’il s’agissait d’un épisode de son histoire qui se déroula il y a déjà plus de trente années ! Le froid matinal lui remémorait la rosée qui s’alanguissait lentement sur les feuillages de cette nuit. Le sourire illumina le visage de son neveu, et l’oncle sut à ce moment que malgré la lourde tâche qui attendait le jeune homme, il ne faillirait pas. Une once de déception ? Peut-être que l’oncle voulut enseigner son savoir à Llewelyn, et la pensée d’un savoir tout autre qui attendait le futur marié réconforta quelque peu le celte.
Le second point, les difficultés qui l’attendraient. Lui s’était converti voilà plusieurs années déjà. En se mariant à une Reinhart, l’oncle entretenait la pensée que le jeune homme serait nécessairement influencé par les actions de son autre religion. Quelle culture choisirait-il ? Sa décision serait importante pour la Gaule. A sa place Arzhel n’aurait su choisir. Mais la réponse choisie serait bénéfique, il en était certain.

Le frère et la sœur échangèrent quelques mots. Pas de nouvelles de son frère, donc. Préoccupé par la liaison qu’il avait créé entre les deux domaines, il n’aurait put être plus présent pour l’instant. Les deux frères se rencontreraient à la cérémonie, assurément. Une jeune femme avachie sur un destrier apparut, et d’après les dires de son neveu il s’agissait du guide vers le domaine Reinhart. Une escorte à elle seule ? C’était étrange, même si en ce jour de liesse les brigands eux-mêmes se furent plus calmes.
Arzhel déclara d’une voix forte afin d’être entendu de tous.

« Je vais nous faire parvenir nos montures… » Son regard interrogateur s’arrêta un court instant sur Lia. « …Et peut-être faire atteler une chariot ? »

( Edit : Désolé pour avoir fait interagir un tout piti peu le perso d'Annwas :$ )


Dernière édition par le Mar 30 Jan - 3:10, édité 3 fois
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Destinée
Puissance Immatérielle
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Lun 29 Jan - 13:36

{ Annwas ne donnant pas signe de vie pour le moment, nous continuons comme s'il était silencieux, en attendant d'avoir des nouvelles de lui Smile }
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Gabriella Sara Kalie
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Mar 30 Jan - 13:13

[ désolée de ce post un peu court mais vous comprendrez que Gabriella reste dans une position d'observation tant que le convoit n'est pas attelé... ]

La Servante des Reinhart vit par plusieurs fois chaque représentants Celtes se retourner et lancer des regards dans sa direction. Elle avait été vue, certes sans que cela soit involontaire, et désormais Gabriella sentait que les choses allaient se décanter. Pas la peine d'être très experte pour sentir quelques tensions dans ce petit groupe.

Un homme plus dans l'ombre, que la Domestique ne voyait toujours pas ne semblait pas prendre part aux retrouvailles. Celui qui avait l'air plus âgé avait une mine robuste et la seule femme ne paraissait pas réellement satisfaite de le revoir. Cette situation allait faire rire la Bohémienne lorsqu'elle se retint. Ce simple rictus aurait peut être mis le feu aux poudres. On décrivait chez les Reinhart, les Celtes comme des gens belliqueux et barbares... Mais après tout, ils disaient la même choses des Tziganes...

Au signe de tête de cette jeune rousse, belle et visiblement affirmée, Gabriella répondit par un sourire franc. C'était si rare de voir une demoiselle prêter attention à une servante chez les Chrétiens que ce geste parut un trésor.

Haussant les épaules comme pour elle seule, Gabriella vit le groupe Myrdhin bouger un peu. Ils étaient sur le départ, et la jeune femme aux cheveux de corbeaux fut satisfaite : plus vite ils retournaient chez le Châtelain, plus vite elle allait revoir ce bel Adonis Celte. Pourvu que le temps passe vite sans lui, et lentement lorsqu'elle l'aurait reconnu ...

La Domestique Reinhart allait sombrer encore dans une rêverie idyllique lorsqu'elle entendit le hennissement d'un cheval, visiblement l'un de ceux des Celtes. Impatiente, elle donna quelques coups de talons à sa monture pour que celle-ci fassent quelques pas supplémentaires pour prouver de sa présence s'il le fallait.
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Eirlys Melwyn
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Mar 6 Fév - 13:20

Un galop se faisait entendre, au loin, et de la demeure venait une femme assez âgée et replète, avec un air de furie en transe. Pour ce jour, Eirlys avait mis les plus belles parures qu'elle possédait, et s'était lavée et parfumée, prête à... Prête à ne pas faire grand chose, malheureusement, parce qu'à part voir son filleul, elle n'avait pas beaucoup d'intérêt à participer à cette journée.

Oh, oui, on lui avait répété un bon nombre de fois que c'était pour le peuple, et la famille, et que cela ne ferait aucun mal à Llewelyn. Rien à faire, Eirlys était têtue, et passait son temps à s'opposer au mariage, et à dire que ce jeune garçon n'avait rien à faire avec une chrétienne emplie de manières hypocrites. Bref, en fin de compte, personne ne l'avait écoutée, pour la simple et unique raison qu'elle n'avait pas franchement son mot à dire dans cette situation.

L'air énervé de la femme disparut bien vite, alors que son regard se posa sur le magnifique jeune homme qu'elle reconnut comme étant son jeune protégé. Elle sentit son coeur fondre, et mit pied à terre, avec un sourire des plus fiers, comme si cet enfant était le sien, et qu'elle retrouvait là le fils prodige...

Son regard se porta sur Lia. Elle était magnifique. Et la vieille femme était de ceux qui disaient sincèrement ce qu'ils pensaient, alors elle s'approcha du petit groupe, avec dans ses bras un gâteau encore chaud et fumant sous un torchon aussi bleu turquoise que sa tenue. Elle sourit à la jeune fille, et lui dit :


" Vous êtes magnifique, Lia ! Un vrai bonheur pour les yeux ! "

Et voilà Eirlys qui fixait Llewelyn de ses yeux verts. Elle semblait plongée dans un état proche de l'adoration. Il était si grand, si vaillant. Il aurait pu être un dieu, elle l'aurait regardé avec le même amour. Il aurait pu être le fruit de sa chair bâtarde, elle l'aurait vu avec cette même bienveillance. Et quand bien même il aurait été responsable de tous les crimes de cette terre, elle l'aurait aimé tout autant, elle lui aurait sourit avec ce même bonheur visible dans tous ses traits.

Eirlys avait gagné en rides, mais lui semblait désormais si adulte. Cet enfant qui n'était pas le sien, mais qu'elle considérait comme tel, bien qu'elle n'osait pas se permettre grand chose, lui semblait être un apparition.

Pourtant, elle ne fit aucun geste vers lui, aucun signe vers les autres, on plus. Elle était figée, mis à part ses lèvres qui frémissaient de bonheur trop intense pour se montrer. Peut-être valait-il mieux ne pas le montrer, ce bonheur. Peut-être valait-il mieux demeurer là, immobile, maintenant qu'il était un magnifique seigneur, peut-être ne pensait-il plus à sa vieille marraine.


" Oh, Llewelyn... "

Ce fut tout ce qu'elle était capable de murmurer, alors qu'elle ignorait presque la présence des autres personnes, désormais. Oh, bien évidemment, il en fallait peu pour la réveiller... Un signe, un geste, et peut-être qu'elle se mettrait de nouveau à bouger dans tous les sens, et qu'elle dirait pourquoi elle était si énervée, à son arrivée...
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Arzhel Myrdhin
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Lun 12 Fév - 14:46

Arzhel s’éloigna en ruminant dans son linceul de barbe. Le son caractéristique des sabots d’un cheval cognant contre le sol lors d’une cadence effrénée que l’on nomme galop résonna aux oreilles du Myrdhin. Il ne fit pas volte face pour apercevoir la personne qui arpentait le territoire celte en direction du marié. Il prit la direction des écuries. L’odeur pestilentielle des excréments des animaux mêlés à la paille émanait tout autour de la bâtisse. C’est grâce à son odorat qu’il se repérait et les écuries lui furent bientôt à portée de vue. Les voix du promis et de sa famille résonnaient à ses oreilles et c’est avec une attitude autoritaire qu’Arzhel pénétra dans les écuries. Là se trouvaient sa monture mais aussi plusieurs autres. Plusieurs palefreniers erraient là en quête d’un ordre à accomplir. Le vieux celte interpella le premier venu.
Etonné le jeune garçon vint se renseigner des demandes du seigneur inconnu et sous le regard noir du frère du Patriarche Myrdhin le palefrenier ordonna à ses compères de mettre en branle les montures et chariots qui se devaient d’être prêts à emmener le futur marié. Tandis que l’agitation régnait en parfaite maîtresse dans les lieux Arzhel prit sa selle qu’amenait un jeune homme. Le celte le remercia d’un simple mot et sauta sur le dos de sa monture.


Arzhel arriva près du groupe remarquant la présence d’une vieille femme. Qui était-elle ? Son regard ne lui était pas inconnu, ni ses manières. Un sentiment de connaissance transporta le celte. De vieux souvenirs indéchiffrables, de lointaines pensées. Il saurait bien assez tôt qui était-elle. Il se promit de résoudre cette énigme de plus en temps et en heure. Pour le moment son cœur quémandait une présence qu’il ne pouvait retrouver ici. D’un coup de talon il démena sa monture pour la faire accélérer et passa en trombe devant le petit groupe. Il n’avait pour autre vêtement que ceux qu’ils avait mis pour la cérémonie et chevauchait avec à vive allure. Ses mains guidaient les pas de la monture. Le doux son d’une vague s’écrasant sur le sable, d’une feuille chutant au sol, d’un homme tombant à terre, d’un cavalier chevauchant vers une destination inconnue de tous.
Son cœur et son âme le menaient vers la demeure des Reinhart, quittant le domaine Myrdhin.
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Llewelyn Myrdhin
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Jeu 22 Fév - 6:36

Llewelyn ne voulait pas quitter trtop vite ce cadre agréable, amical, doux et chaleureux. Il ne savait que trop bien la tension et la haine qui l'attendait. Mais il était resigné, et, alors même que son coeur s'éclairait encore une fois à la vue de sa marraine, il se rassombrit à nouveau en voyant son oncle partir. On ne pouvait décidement pas changer la nature d'un homme.

Il offrit à nouveau toute son attention à sa seconde mère, peut-être même la première, sentimentalement parlant, Eirlys. Oh, celle-ci était évidemment plus agée, son corps passablement meurtri par le passage du temps, mais son âme, elle, n'en semblait que plus resplendissante.

Elle l'aimait, tendrement, il le savait. Malgré cela, il avait pris pour habitude de ne pas lui rendre directement. Il ne savait plus trop comment lui être agréable. Elle était trop douce, trop naturelle. Perdu dans les cours et les centres politiques, il ne savait comment comment prendre un femme qui ne faisait que l'aimer, sans mensonge, sans d'autre espoir que de le voir grandir et vivre, heureux.

" Ma chère Eirlys... " dit-il dans un premier temps d'une voix douce " ...montez donc sur ce chariot pour ne pas vous fatiguer plus que de raison " se moqua-t-il légèrement. " Il nous faut nous hâter si nous ne voulons pas trop nous faire attendre. "

Il se retourna immediatement après ses parôles pour monter sur le cheval qui lui avait été amené.
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Lia Myrdhin
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Jeu 22 Fév - 13:07

La jeune celte apprécia le sourire franc de la servante. Il y avait dans ses traits là quelque chose de vrai, de pure.
Peut être victime de ses préjugés Lia avait toujours cru voir des ombres et des mensonges dans le visage des chrétiens.
Ainsi bien que rien ne le lui prouva, du fond de son cœur Lia eut la certitude que la servante n’avait rien en commun avec ces monothéistes conquérants qui allaient s’unir à son frère.

Les chevaux commençaient à s’agiter, comme présentant le départ. L’oncle Arzhel qui semblait s’en être rendu compte en premier commençait déjà à s’enquérir des montures de chacun.
Lia ne voulait pas céder sur son opinion de son oncle corrompu aux rites chrétiens mais il fallait lui reconnaître une noble attitude en s’inquiétant de la monture de Lia.
Elle avait toujours eut une grande aisance avec les chevaux. Elle n’était pas vraiment une acrobate équestre mais elle se sentait à l’aise sur les bêtes et savait monter tans à cru qu’en amazone. Pourtant, pour cette fois, elle irait sur le chariot car sa robe était trop précieuse pour que Lia l’usat bêtement, par orgueil de montrer qu’elle savait monter.

« Je prendrais le chariot… Mère m’en voudrait probablement de risquer de salir la robe choisie pour les épousailles de mon frère ! »

Un serviteur avait fait atteler pour elle sa propre jument au chariot aussi Lia flatta elle l’encolure de la puissante bête.
C’était un cheval de trait. Une jument robuste et calme mais bien plus résistante et grande que les autres chevaux de l’écurie.
Le geste d’intimité entre l’animal et la jeune femme fut interrompu par un galop plus lointain.

La nouvelle venue n’était autre que Eirlys, une tante aimée et admiré par Lia.
Une femme qui portait son age comme une parure et resplendissait d’une grande force intérieur. Une digne femme celtes, forte et courageuse comme rêvait de le devenir la jeune Lia.
Si le visage de la tante fut soucieux en arrivant il laissa bien vite place à des traits plus souriants et accueillants. Retrouver Llewelyn était pour elle une grande joie, et elle ne s’en cachait pas.

Lia ne pu réprimer un sourire en voyant la femme arborer sa fierté tans sur son visage qu’en ces yeux.
Elle ne pu non plus réprimer un violent rougissement quand Eirlys complimenta Lia.

« C’est toujours un bonheur de vous voir, vous êtes si d’agréable compagnie. »

Oui… Tante Eirlys avait ce quelque chose qui plaisait tans à Lia.
Lia renvoya un immense sourire à sa tante.
Puis elle se retourna de nouveau vers l’animal afin de lui murmurer quelques mots inaudibles. Un encouragement ? Une promesse de carotte ?
En tout cas certainement des propos positifs car l’animal émit un hennissement et son œil sembla briller d’une profonde compréhension.

Lia monta dans le chariot mais elle décida de prendre les rennes, le cochet la laissa faire, se glissant doucement afin de laisser libre court à la jeune Myrdhin.

« Monter vous avec moi tante Eirlys ? »

Elle attendit la réponse, prête a aider Eirlys a monter si le besoin s’en faisait sentir et à enfin prendre la route.
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Gabriella Sara Kalie
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Dim 18 Mar - 7:24

Gabriella croisa l'un des Hommes présents, certainement pas le Promis, trop vieux... Il avait dans l'oeil quelque chose d'étrange que la Domestique ne put expliquer, une sorte de cri sourd que peuvent exprimer les Exilés, et ceux qui avaient eu une vie difficile. Sans dire un mot et voyant arriver une nouvelle personne, une vieille femme visiblement, la jeune femme talonna un peu l'animal sur lequel elle était perchée, espérant que le moment serait bien choisi pour les déranger.

Après tout, cela commençait à faire quelques précieuses minutes que la Gitane les observait, en attendant que les retrouvailles soient closes. Mais il en arrivait toujours de noveaux ! C'était peut être ce que les Reinhart appelaient : L'incorrection Celte. Pour Gabriella, il n'y avait rien d'embêtant, mais si elle se permettait de mettre en retard le Promis, elle serait très certainement mise à la porte, sans plus aucune chance de revoir ce si bel Apollon Celte...

Le cheval s'avança donc vers le chariot tiré par l'imposante bête. Rien à voir avec l'animal sur lequel Gabriella était posée, bien qu'elle le trouva très beau, si robuste et puissant. Pas aussi effilé que sa propre monture. Gabriella n'attendit pas plus pour élever la voix, voyant que tous semblaient se mettre en marche.

" Je vous salue noblement, Famille M... " Zut, comment avait-il dit déjà ?! La Domestique parut s'enfoncer dans ses pensées, la mine pensive avec intensité, tirant le bout de sa langue en trépignant.

" Myrdhin ! "

Lâcha-t-elle, soulagée que son trou de mémoire ne soit que passager.

" J'ai pour mission de vous conduire jusqu'au Château de Monseigneur Reinhart. Je suis à votre service, l'humble Gabriella. "

La leçon, elle n'avait cessé de se la répéter tout au long du voyage qui l'avait menée jsuqu'au Domaine Celte. Heureusement, elle l'avait bien apprise, et l'avait débiter presque naturellement. Esquissant un sourire qui lui était totalement naturel, plein de soleil et de gaité (elle était soulagée d'avoir su dire correctement son texte, et de vite rentrer pour avoir le luxe de descendre de ce canaçon à l'assise peu agréable), Gabriella attendit désormais un signe de l'homme, sans doute le Futur.

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Destinée
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Mer 28 Mar - 14:10

Bon, fondu au noir, tout le monde est parti, Lia et Eirlys sont sur la charrette, Llewelyn est à cheval à coté, comme Gabriella, un peu plus en avant. La traversé de la forêt se fait dans la joie, mais aussi dans le silence. Il y a bien quelques courtes discutions qui ont lieu, par moment, mais rien de très poussé. Puis, à un croisement...

*entre notre breton préféré...*
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Derfel ap Amhar
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Jeu 29 Mar - 13:45

(En même temps y a qu'un seul breton sur ce forum, alors...)

Au croisement se tenait une silhouette enveloppée dans une longue cape sombre, se fondant dans l'ombre des frondaisons. Seuls les plus attentifs de la petite équipée purent le repérer avant qu'il ne se tourne vers eux. Le soleil perça à travers le feuillage et joua sur ses cheveux couleur paille l'espace d'un instant. Il se retourna et replongea son visage dans l'ombre. Un bras tendu vers la forêt, il appela d'une voix douce qui porta pourtant loin.
Rhiann.
Une jument pommelée sortit des fourrés, toujours occupée à mastiquer son récent repas. Lui flattant l'encolure, il murmura quelque chose à son oreille. Après un hennissement d'approbation, il l'enfourcha et se dirigea vers le groupe.
Allons-y, ma grande.

Il approcha au pas, lentement, le visage toujours caché par sa capuche, comme s'il ne prêtait aucune attention à la délégation. Il semblait parfaitement à sa place dans ce décor de forêt matinale, les couleurs de sa cape se confondant avec les teintes opaques du sous-bois. Mais arrivé à leur niveau, il rejeta sa capuche en arrière et le mouvement de ses bras ouvrit sa cape, révélant une tunique sobre et d'excellente facture sur laquelle trônait une broche de cuivre représentant un dragon. On pouvait voir une épée ouvragée à sa ceinture.

En la croisant, il accorda un regard à Gabriella. Un regard où elle crut voir une touche presque imperceptible de respect qui ne venait pas des convenances. Mais seulement un regard. L'ombre et sa chevelure cachait son visage.

Arrivant devant Llewelyn, il le salua d'un signe de tête. Lorsqu'il releva le menton, les membres de la délégation purent voir son port altier, ses traits racés, presque farouches, et ses yeux impénétrables. Mais toute la noblesse de son visage était mêlée d'une mine étrange, entre la nervosité et la méfiance.
Seigneur Prince, mes salutations à vous et à votre famille, fit-il d'une voix plus fière que froide.
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Lun 2 Avr - 0:38

[Comme j'ai pas le temps de repondre tout de suite, on va dire que l'ordre est le suivant :

Llewelyn
Lia
Eirlys
Derfel
Gabriella

Si je n'oublie personne.]
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Dim 13 Mai - 15:52

Llewelyn observa l'homme s'approcher, tout sourire. Il sut presque tout de suite de qui il s'agissait, bien qu'il ne l'eut jamais rencontré à proprement parler. Il s'avait qui il était, ce à quoi il ressemblait, sa manière d'être en société. On lui avait appris toutes ces choses là. Rien de plus normal, il était évident qu'il allait avoir affaire aux futurs grand Roi de Grande Bretagne, lui qui allait devenir Seigneur de toutes les Gaules.

Ainsi, quand le noble breton le salua, il lui répondit à peu près ainsi :

" Seigneur Derfel, si je ne m'abuse... je suis heureux d'enfin vous rencontrer. "

Il souriait toujours, et lui tendit la main.

" Peut-être pourriez-vous nous accompagner sur notre chemin ? "

(excusez-moi d'abreger un peu, j'imagine qu'à ce stade, il vaut mieux faire avancer les choses que blablater (et juste penser) indéfiniement...)
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Llewelyn Myrdhin
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   Lun 14 Mai - 3:28

[ C'est donc à Lia de poster Smile ]
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MessageSujet: Re: Scène II - le Promis   

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